Doctorant
AME-MODIS · Greater Lyon Area
Apply & track with Apply EdgeBonjour,La Direction de la Recherche du groupe SNCF et le laboratoire AME-MODIS de l'Université Gustave Eiffel lancent un appel à candidature pour une thèse de doctorat sur la qualité de vie des riverains vivant à proximité des lignes ferroviaires. Il s'agira d'étudier comment les riverains font face aux impacts des transports ferroviaires sur leur quotidien (nuisances sonores, aménagements urbains, offre de transport, etc.) en combinant méthodes qualitatives et quantitatives. Plus globalement, ce travail s'inscrit dans un plus vaste projet de SNCF visant à explorer des nouveaux moyens d'action pour atténuer les effets négatifs du transport ferroviaire chez les riverains.Alors si vous êtes titulaires d'un master en psychologie (notamment sociale, environnementale ou cognitive), passionnés par les transports et l'environnement, prenez vite contact avec nous ! (voir les détails dans le document joint).Proposition de thèse CIFREQualité de vie en contexte d’intensification du trafic ferroviaire :Espaces de vie, représentations, mobilités et adaptations socialesVoir la description du projet de thèse au verso PROFIL
- Être titulaire (ou en voie) d’un Master en psychologie (notamment environnementale, sociale, cognitive) avec une moyenne générale d’au moins 141
- Avoir de solides compétences en recueil de données (entretiens, focus group) et analyses qualitatives
- Avoir des compétences en statistiques (maîtrise d’un logiciel d’analyse de données)
- Être en mesure de s’exprimer et rédiger, en français et en anglais
- Savoir travailler en équipe et en autonomie
- Avoir un intérêt pour les champs des représentations sociales, des mobilités et des identités socialesCONTRACTUALISATIONLe recrutement se fera par le biais d’un contrat de travail d’une durée de trois ans, financé par SNCF. Le/la candidat.e devra également être inscrit.e en doctorat à l’Université Gustave Eiffel au sein du laboratoire MODIS à Lyon.Dans le cadre de cette thèse CIFRE, le/la doctorant.e effectuera les premiers 18 mois de contrat dans les locaux de SNCF à Paris et les suivants au laboratoire MODIS à Lyon.Démarrage : à partir de janvier 2027. Salaire : Le salaire brut annuel minimum est de 23 484 € (1957 €/mois), modulé en fonction de la formation initiale de la ou du candidat.e.CANDIDATURELes étudiant.es en Master 2 peuvent postuler et fournir leur relevé de notes dès l’obtention de leur master.Merci de joindre :
- Un curriculum vitae détaillé
- Une copie du diplôme de Master et du relevé de notes de M1 et M2 (juste M1 et premier semestre du M2 s’il n’est pas encore totalement validé)
- Une proposition de problématique de recherche rédigée sur 3 pages maximum (sans la bibliographie) à partir de la description du sujet (thématique(s), question(s) de recherche, champ(s) théorique(s), variables mobilisées, objectif(s), portée(s), etc.).Les candidatures sont à envoyer à :
- Marie-axelle.granie@univ-eiffel.fr (Directrice de la thèse, Directrice de recherche en psychologie sociale du développement, directrice du laboratoire AME-MODIS)
- pierre.dias@univ-eiffel.fr (Co-directeur de la thèse, Chargé de recherche en psychologie sociale et environnementale)
- chrystele.philipps-bertin@univ-eiffel.fr (Co-encadrante de la thèse, chargée de recherche en psychologie environnementale)
- guillaume.lemaitre@sncf.fr (Co-encadrant de la thèse, chef de projet recherche)DESCRIPTION DU SUJET DE THESECette thèse de doctorat requiert des compétences en psychologie sociale et/ou environnementale et s’attache à étudier les processus psychosociaux et environnementaux en jeu dans la qualité de vie ressentie des personnes selon leur ancrage socio-territorial.Dans l’objectif de décarboner les transports, l’intensification du trafic ferroviaire serait une solution pour proposer entre autres une alternative à l’usage de la voiture individuelle. Par exemple, en 2023, le gouvernement français a décidé de lancer 15 projets de Services Express Régionaux Métropolitains (SERM) visant à augmenter l’offre de transport urbain autour d'une dizaine de grandes métropoles françaises. Ces SERM s’appuient entre autres sur une densification du trafic ferroviaire dans et autour de ces métropoles. Cependant, en contrepartie de ses bénéfices pour l’environnement et l’offre de transport proposée aux utilisateurs, le trafic ferroviaire impacte l’environnement immédiat des riverains vivant à proximité, notamment au niveau sonore et visuel.Selon l'Organisation Mondiale de la Santé (OMS, 2018), le bruit représente le second facteur environnemental provoquant le plus de dommages sanitaires en Europe derrière la pollution atmosphérique. L’exposition au bruit a des impacts avérés sur la santé et le bien-être des populations exposées. Pour répondre à cet enjeu de santé publique et se conformer aux réglementations qui en découlent, SNCF a mis en place une politique de maîtrise et de réduction de ses émissions sonores (matériel roulant plus silencieux, écrans acoustiques et traitement acoustiques des façades). Bien que ces dispositions soient efficaces, les réactions négatives des populations riveraines subsistent. Les solutions technologiques atteignent ainsi leurs limites alors que les risques de gêne augmentent avec le projet d’intensifier le trafic ferroviaire. Or, le groupe SNCF cherche à comprendre d’autres leviers permettant de modérer les impacts (notamment acoustiques) de ses projets ferroviaires afin de rendre le développement du train plus acceptable.Cette thèse se propose donc d’étudier de manière plus approfondie la qualité de vie des riverains vivant à proximité des lignes ferroviaires, en y intégrant un certain nombre de facteurs socio-environnementaux pouvant contribuer à leurs ressentis. Dans ce cadre, leur perception de l’environnement immédiat mais aussi l’ensemble de leurs représentations et de pratiques sociales dans leur vie quotidienne seront explorées.En effet, la qualité de vie ressentie est essentiellement dépendante de la relation vécue avec l’environnement physique (i.e. Les représentations et pratiques sociales des individus dans leurs espaces de vie). Ainsi, les représentations du train et du lieu de vie, les personnes qui composent le quartier de résidence, les possibilités d’activités et de mobilités qu’il offre, la possibilité de choisir ou de maitriser son environnement, etc., sont autant d’exemples de facteurs socio-environnementaux à explorer pour comprendre comment les riverains des lignes ferroviaires concernées s’adaptent et acceptent plus ou moins l’intensification du trafic ferroviaire. Dans ce contexte, la thèse proposée s’articule autour du modèle du stress qui conceptualise les facteurs psycho-environnementaux et lesmécanismes à l’oeuvre pour faire face à une situation stressante afin de s’y adapter et de l’accepter. Le questionnement général est le suivant : est-ce que la qualité de vie ressentie des riverains vivant à proximité des lignes ferroviaires est en lien direct avec les caractéristiques perçues de leur environnement (bruit, pollution, paysage, etc.) plus précisément avec leurs représentations et pratiques sociales du train et de leurs espaces de vie ?Afin de répondre à ce questionnement général, une méthodologique mixte est envisagée et plusieurs pistes peuvent déjà être proposées :
- La première reposerait principalement sur une étude qualitative avec la réalisation d’entretiens semi-directifs et de cartographies cognitives auprès de riverains de lignes ferroviaires ;
- La seconde pourrait prendre la forme d’une étude corrélationnelle in situ sur la base d’une enquête par questionnaire. Par exemple, la comparaison de territoires concernés par des stades différents d’implantation d’un projet d’augmentation du trafic ferroviaire permettrait d’identifier les mécanismes en jeu tout au long du développement du projet.
- Enfin, la troisième serait la réalisation d’expérimentations permettant de faire varier les facteurs identifiés et de simuler des changements dans l’environnement vécu au sein du « Laboratoire de Simulation et d’Évaluation de l’Environnement » (LSEE) de MODIS, conçu dans l’objectif d’immerger des participant-es dans un cadre de vie virtuel à l’aide d’images et de sons.La triangulation de différentes analyses (qualitatives et quantitatives) permettra une compréhension approfondie des conditions de qualité de vie ressentie par les riverains de lignes ferroviaires et, reposera sur l’identification de facteurs psychologiques, sociaux et environnementaux dans le cadre de la transition des mobilités quotidiennes. A noter que cette thèse s’inscrit dans un projet plus vaste de SNCF, cherchant à réduire les effets du bruit ferroviaire chez les riverains par des moyens innovants. Les résultats alimenteront des actions de communication et de médiation réalisées par SNCF pour accompagner les changements et les projets ferroviaires auprès des riverains.